10 août 2005

Une journée ordinaire chez les fous (épisode 8)




La vie d'un négo est décidément tout sauf un long fleuve tranquille et ce mercredi 10 août 2005 restera dans mes annales comme un concentré de tout ce que l'on peut voir dans ce boulot de dingue(s)

Ciel d'un bleu limpide, température printanière et quasi absence de pollution, la journée s'annonçait pourtant idyllique sur la capitale. Et elle le fut, jusqu'à 10h30.

Petit retour en arrière.

Samedi dernier je reçois un appel d'une charmante dame de Bordeaux, elle recherche une location pour son fils et notre annonce d'un trois pièces en meublé proche gare de Lyon l'intéresse. Le fiston, ça tombe bien, est justement sur Paris avec papa et pourrait visiter dans l'après midi. No problemo, i'll be there.

Entre temps un étudiant s'est aussi glissé dans le planning. Avec les prix indécents actuels demandés pour la moindre studette ou studio rikiki autant tenter la colocation et pour le même prix s'offrir un 50 m2, la démarche ne me surprend pas, je note le rendez vous.

Sur le chemin je reçois un appel de ma collègue qui me prévient qu'une de ses clientes souhaite aussi visiter et sera là vers 15h00

Le tableau est complet, les protagonistes sont là et la pièce peut débuter.

Notre étudiant est en avance et a fait connaissance avec les Bordelais. Le père a les traits d'un George Clooney ayant pris un petit peu de bide mais la poignée de main est franche et le sourire sincère, le fiston, cheveux courts bouclés, posture à la Gaston Lagaffe, en short, basquets, tee-shirt ressemble à n'importe quel gamin ayant juste terminé sa phase post adolescente à ceci prêt que, 1/ il vient en fait de fêter ses 24 ans et, 2/ est sur Paris pour trois ans afin de préparer sa thèse en doctorat...(sic...) L'étudiant, lui ressemble juste à un étudiant, et s'éclipse d'ailleurs au bout de 5 minutes promettant de me rappeler (j'attend toujours)

Comme les Girondins s'attardent et commencent à prendre des mesures, signe qui en général ne trompe que rarement sur l'issue heureuse de la visite, je m'installe dans le canapé et répond aux questions

-"oui, c'est un bien qu'on aura en gestion, pour la caution on demande 4 fois le montant du loyer et une attestation d'employeur pour vérifier qu'il n'y a pas de période d'essai ou de préavis de licenciement en cours, à propos, vous travaillez dans quel domaine ?"
-"moi ?, ingénieur en chef à la Société Nationale des Poudres et Explosifs et ma femme professeur d'université, je pense que côté revenus ça ne devrait pas poser trop de problèmes..."

A près de douze fois le montant du loyer, je ne pensait pas non plus (re-sic...)

Ils sont intéressés, peuvent me déposer le jour même un dossier (ultra complet) et revenir "à ma convenance" de Bordeaux pour la signature du contrat de location. Je les aime. Je promet de les rappeler après en avoir discuté avec le proprio et leur souhaite un prompt retour.

Au loin les cloches de la mairie carillonnent 3 fois, je scrute la rue et attend ma dernière visite. Tant qu'un dossier n'est pas validé, chacun a sa chance. Fair enough.

D'elle, puisque d'une cliente il s'agit, ma collègue m'a juste dit qu'elle était médecin en "névrologie" et portait des talons hauts avec une jupe jaune à fleurs. Elle aurait pu compléter la description en mentionnait la troublante ressemblance tant au niveau physique que de la gestuelle avec Catherine Ringer la chanteuse des Rita Mitsouko époque Marcia Baila, le poids des années en plus.

Dix minutes de retard (sous prétexte que la bouche de métro était loin) un parfum à la patchouli, du maquillage surchargé sur un fond de teint
grossièrement appliqué, cinq mots, cinq "moi je", c'est sur, elle je ne l'aimait pas

-"la cuisine ?, oui, bof, pas mal mais trop petite, la déco ?, quelle horreur, allons, vous avez vu cette salle de bains ? vous me voyez habiter dans un endroit pareil ? et le vis à vis (NDR : à 200 mètres), vous avez vu le vis à vis ?, on est pratiquement sur le voisin... Ah, c'était pas comme ça sur les photos à l'agence, vous m'avez fait perdre du temps, c'est tout"

Putain !, mais d'où elle sort celle-là ? Médecin en névrologie ?, névrotique oui ! J'avait comme deux petits mots à dire à ma collègue en rentrant. Au pied de l'immeuble sa cliente a quand même pris la peine de me redonner ses coordonnées afin que je la rappelle. J'ai pris la peine de trouver une corbeille où jeter le bout de papier et décida de l'effacer de ma mémoire ad eternam.

---------

Ce matin, mercredi, il est 10h30, monsieur Dupré est ponctuel. Sa femme est en vacances mais lui a transmis une procuration pour signer le mandat de gestion. Je lui soumet le dossier du futur prix Nobel de physique et répond à ses interrogations.

-"vous pensez que c'est solide ?"

-"béton armé" lui répondis-je, "on ne devrait rencontrer aucun problème avec un tel locataire, vous avez toutes les garanties possibles"

-"hum, dans ce cas, puisque c'est si facile, je pourrais assurer moi-même la gestion"

Un ange passe, pendant un instant le silence est parfait, c'est la première fois que l'on m'inflige une punition pour avoir trop bien fait mon job alors ne trouvant point les mots je médite l'instant, marmonne quelque excuse bidon et le laisse en compagnie de l'assistante de gestion.

Mon prochain rendez-vous est fixé à 14h00 alors, pour une fois, je m'offre le temps d'un vrai déjeuner. Bien m'en a pris car la journée, loin d'être finie, allait réserver encore bien des surprises.

Novice, je l'ai été, ne pas jeter la pierre tel est mon credo, des erreurs de débutant sont facilement commises et c'est en croyant bien faire que mon collègue a mis les pieds dans le plat en proposant à sa cliente (pressée) de se joindre à la visite programmée pour la studette. C'est ainsi que je me suis retrouvé avec deux clients dont un que je ne connaissait pas, avec qui il n'y avait pas eu de découverte acquéreur pour visiter un même bien. Avant même le départ je savait que cela allait être foireux. Je ne me suis pas trompé.
Je ne me rappelle pas avoir entendu ma cliente en revanche le sarcasme de l'invité surprise résonne encore dans mes oreilles ;

-"ça ?, ça ne vaut pas plus de 25.000 euros (un tiers du prix catalogue) la peinture est à refaire (à cause d'un crochet dans le mur) le ballon à changer (il n'a pas 2 ans) si ça peut vous rassurer cheeère Madame je vous la laisse de bon coeur"

Et tout ça avec le sourire et une voix stridente de Castafiore (à qui, hormis l'obésité, elle ressemble, soit dit en passant)

Un grand moment de solitude m'envahi, le mur doit contenir du velcro car j'ai du mal à bouger. Finalement je sors de ma torpeur et commence à fermer les volets, la visite est terminée.

Les Dieux eurent sans doute pitié de moi car ma prochaine vision fut celle d'un ange descendu sur terre

De retour à l'agence j'était tellement concentré sur ma conversation au téléphone que je n'ai pas tout de suite prêté attention à cette main féminine tendue vers moi

-"bonjour, je suis mademoiselle Del Rio, nous avions pris rendez vous pour la visite d'un studio rue de Reuilly"

Machinalement j'effleure délicatement cette douce main tandis que mes pupilles s'adaptent à l'incandescence, devant moi, de jolies jambes fines, l'exquise ondulation d'une robe brodée parfaitement ajustée à une taille de rêve, épaules nues, cheveux noirs, yeux de flamme, Esmeralda connaissait mon nom et de battre mon coeur s'est arrêté

Je ne sais plus si j'ai dit au revoir à mon interlocuteur avant de raccrocher, j'était dans un état second, trip à la Tex Avery, mâchoire sur les genoux et langue déroulée par terre jusqu'à la porte d'entrée.

-"Diego, mon fiancé, m'accompagne, ça ne vous dérange pas ?"

-"heu, non, bien sûr, laissez moi juste le temps" (de reprendre mes esprits) "vais chercher les clefs et suis à vous" (corps et âme)

J'aurais du me douter que le bellâtre qui attendait dehors n'était pas son frère, en partant je fais quand même gaffe de ne pas tomber en me prenant les pieds sur un bout de langue qui traîne au sol

Pour une fois j'aurais aimé que le bien soit plus éloigné, marcher aux côtés d'Esmeralda c'était comme flotter sur un coussin d'air, se croire dans la peau d'un Gene Kelly en compagnie de la gracieuse Debbie Reynolds s'amusant de la pluie qui tombe et du monde en général.

Situé dans un bel immeuble en pierre de taille ravalée, le studio a été refait à neuf et le prix n'est pas exorbitant. Diego et sa tendre promise sont séduits. Elle me pose des questions, je lui réponds oui à pratiquement tout, elle pourrait me réciter le contenu d'un bottin des pages jaunes que ça n'altérerait pas ma concentration. Encore cette étrange sensation que le mur est recouvert de velcro...

Dans l'escalier, déjà sur le chemin du retour, une toute dernière interrogation :

-"c'est bien comme quartier, il n'y a pas de vols ou d'insécurité ?"

-"soyez rassurée, c'est on ne peut plus tranquille"

Dans le hall, plus qu'une porte à franchir.

-"là-bas c'est pour accéder à la cour ?"

-"oui, vous voulez allez jeter un petit coup d'oeil ?"

Le mieux est l'ennemi du bien, on aurait pu en rester là et partir l'esprit serein... ne pas jeter la pierre...

Une jolie cour baignée de soleil comme il en existe des milliers à Paris, sur la gauche un petit balcon recouvert de fleurs et sur le coté de la fenêtre une feuille A4 sous une protection en plastique avec en préambule ces mots :

-"cher cambrioleur, si vous repassez dans le coin..."

Pour la seconde fois de la journée je vivait un grand moment de solitude...

Dépité je rentre à l'agence. Je suis à peine assis que je vois arriver en trombe une furie en talons hauts

-"bonjour, il faut que vous me trouviez une location, je suis médecin et je ne recherche pas n'importe quoi, tenez voici mon numéro de téléphone, je suis très pressée"

J'arrive pas à le croire, c'est la névrotique et elle ne se rappelle même pas de moi !

Je ne sais pas si c'est la proximité avec l'hôpital Saint Antoine mais depuis quelques temps les tarés en tout genre ont décidé de se faire les agences immobilières. Peut-être parce que, quelque part, nous sommes un des derniers endroits où l'on peut s'asseoir et parler à quelqu'un qui tend l'oreille. Certains poussent le vice jusqu'à faire des visites et prendre rendez vous pour signer un compromis. Bien sûr, le jour j, personne et quand on appelle le numéro laissé sur l'offre d'achat on tombe sur la réception d'un centre pour SDF

Journée ordinaire chez les fous...

16 Comments:

Anonymous jwattiez said...

C'est plutôt Ginger Rogers qui faisait des films avec Fred Astaire.

Quant à Chantons sous la pluie, il met en scène Gene Kelly (le danseur) et Debbie Reynolds (la danseuse).

12 août, 2005 13:57  
Anonymous Anonyme said...

Un régal !
Vivement la suite ;)

12 août, 2005 15:04  
Anonymous Anonyme said...

C'est bien, c'est intéressant, drôle, tragique.
Attention aux fautes d'orthographe qui gâchent le plaisir de la lecture, dommage !

12 août, 2005 15:31  
Blogger Charles said...

Ex-cellent !

voilà 2 semaines que j'ai découvert ton blog et me regale toujours autant !

encore un peu de contenu et tu pourras ecrire un livre !

Merci pour ces bons moments de détente

12 août, 2005 16:57  
Anonymous Anonyme said...

mirlifique... il n'y aurait pas eu la photo, je n'y aurais jamais cru, au "cher canbrioleur"...
j'ai bien aimé aussi "la gracieuse Gene Kelly", mais bon... le style du reste compense la faute de goût !

12 août, 2005 21:45  
Anonymous Anonyme said...

Très bon !! Ca change mon opinion sur les négos : je les voyais plutôt crapules à 90 % mais finalement il y aurait aussi pas mal de victime dans cette catégorie.
Ce pourrait être le début d'un récit "La Bulle immo et son éclatement vu de l'intérieur".

Bon courage

David

12 août, 2005 23:34  
Blogger Windsurfer said...

Mea culpa pour m'être emmêlé les pinceaux à propos du classique de la MGM, rectifié.

Merci pour vos commentaires et pardonnez les fautes, mon professeur de français était si jolie, mon attention si distraite.

Si j'ai pu donner un tant soit peu une autre image de l'agent immobilier alors ces tranches de vie auront été utiles après tout.

@micalement,
Wind

13 août, 2005 00:33  
Blogger pcviet said...

Bravo pour cette belle prose qui me rappelle - Ô combien les fausses barbes de mes prospects poussent si facilement dans nos professions où le temps de travail ne vaut rien.
Je suis Conseiller en Gestion de Patrimoine et - comme beaucoup de membres du forum bourso - j'attends avec anxiété vos épisodes.
J'ai peur pour vous quand la bise va revenir... j'ai un avantage sur vous, j'ai du soleil toute l'année (Viêt-Nam)!
note : je pardonne vos fautes, surtout votre conjugaison au présent des verbes du 3ième groupe parce que quand vous écrivez "je" vous pensez toujours à "elle"... si jolie.

13 août, 2005 09:24  
Anonymous Anonyme said...

Clap clap clap...
Tres bon. Vraiment tres bon. Un style fort agreable a lire.
Quant aux peigne-culs qui vous font remarquer erreurs ou autres approximations, ignorez. En general ce sont des gens qui ne font rien si ce n'est critiquer l'oeuvre du voisin (qu'ils seraient bien incapable de produire)...

15 août, 2005 14:33  
Anonymous Anonyme said...

Continuez à nous tenir au courant.
C'est poilant ce défilé de cinglés qui s'intéressent à l'immobilier :-)))

16 août, 2005 13:52  
Anonymous Anonyme said...

C'est très bien.

Mais évitez le "J'était" !

16 août, 2005 14:29  
Anonymous Anonyme said...

SVP écrivez "annales", avec deux "n", sauf si vous voulez parler des programmes de canal + le samedi soir après minuit!

17 août, 2005 14:01  
Anonymous garfield said...

Sympa ton blog,

ça rend la profession sympatique.
Je te conseille de lire "A year in the merde", tu y trouveras un humour assez proche du tien (avec un passage sur l'immobilier).

Pour faire bonne mesure, je te décrirai ma visite d'un appartement en juin.

Après 5 ans de location dans mes 27m², j'ai décidé de prendre la température pour passer à du 40/45. Constat:
- PAP pourrait s'appeler Avareland. C'est le rassemblement de tous les proprios qui pensent qu'ils peuvent gérer leur bien eux-mêmes et que les agences sous évaluent les biens.
- Ma précédente expérience m'a laissé un goût amer: la période des 20 à 50 personnes dans l'escalier.
- ma proprio de 80 balais n'a pas laissé la gérance à l'agence.
- ma voisine du dessus est championne d'ile de france de pogostick en noctures

Portrait :
- elle tape ses courriers au ruban a encre effacé.
- elle écrit sur du papier transparent (on doit pouvoir se rouler de bons joints avec).
- les courriers arrivent avec des timbres tarifs lents.
- ils sont accompagnés de timbre "je donne pour la croix rouge".
- lorsque j'ai eu besoin de faire faire des travaux de plomberie urgent, il a fallu 3 mois pour avoir l'accord et autant pour être remboursé.
- elle appelle rarement mais surtout jamais plus de 10 minutes. Lorsque j'appelle ça dure des heures et elle me raconte sa vie.

Alors voilà, je fais un petit tour sur se loger.

J'en sélectionne 4.
Au final, je n'en verrai qu'un car :
- 1 n'a jamais répondu au message laissé
- 1 a repoussé le rendez-vous 3 fois
- l'autre me répond que l'appart est parti mais que je peux le rappeler de temps en temps pour voir s'il a des biens qui me correspondent. J'ai la nette impression que je le fais chier. Comme j'ai bien connu la période 50 visites, je laisse couler.

Enfin le 4ème me rappelle suite à mon message sur le répondeur.
Lui: Oui il a prévu une visite la semaine prochaine.
Moi: Super ! Quelles sont les conditions ?
Lui: truc standards salaire X3, pas de période d'essai etc,etc..
Moi: faut venir avec un dossier ?
Lui: non, non pas la peine. On verra après.

Ouf, je hais la paperasse.

Arrive le jour même, j'ai mis un costard et j'ai la cravatte dans la poche au cas où, arrive 10 minutes avant. Et là je vois 4 autres couples, mais où est la cohorte ?

Je sens une certaine compétition/hostilité, ils ne sont pas trop bien habillés, je suis avec mon costard ben ouais mais le loyer correspond à mes revenus... Je sors mon bouqin pour sortir de la logique "regards en chiens de faïence" et 15 minutes plus tard l'agent arrive.

Il est casual mais pas en costard non plus, je m'en fous. On monte les marches jusqu'à arriver au dernier étage sans ascenseur.
Il y a le précédent couple qui est resté un an mais qui s'en va la semaine prochaine.
Là tout de suite, une des filles qui visite commence à critiquer l'appart, gnagnagni gnagnagna. Elle me casse les couilles, perso je le trouve bien cet appart bon c'est encore du chauffage éléectrique mais il est réglo, je fais le tour histoire de m'éloigner de super emmerdeuse.

Avez-vous des questions nous demande-t-il ?
2, 3 questions bateaux, charges etc...
J'essaie d'en poser une un voisin me coupe. T'inquiète, j'ai tout mon temps.
Le couple nous dit que l'appart est vraiment super bien, ils s'en vont ailleurs parce que c'est moins cher en dehors de Paris. D'ailleurs, il propose de revendre une partie de leur électroménager (et oui déménagement du dernier étage sans ascenceur c'est galère), les autres couples font la moue et tout cas moi il me manque un lave-vaisselle et un four qui ne tiennent pas dans mes 27 m² ça peut être sympa. En plus, j'adère au principe du moindre effort. OK...

Finalement, j'annonce : qui aura la gérance de l'appartement c'est vous ou la propriétaire ?
Un ange passe, il sourit, je sens une tension. c'est de l'espoir où j'ai dit une connerie ?
Lui : C'est la propriétaire. Pourquoi cette question ?
Moi: Pour rien (surtout ne pas paraître négatif vis à vis de ma prioprio actuelle).
SuperCouple qui va là où la vie est moins chère: Oui mais elle est vraiment très gentille, elle est déjà passée nous rendre viste plusieurs fois.
ALERTE ROUGE: elle passe plusieurs fois par an. Soit c'est de la courtoisie soit elle surveille son bien.
Moi: elle habite où ?
Superconcubine se méprend pensant que je demande son adresse exacte pour l'approcher directement. Et répond très dédaigneusement "Pas très loin et elle est très gentille".
ALERTE SUPER ROUGE FONCE: ça se trouve elle est dans l'immeuble même.
Je jette un oeil à l'Agent qui nous regarde le sourire figé. Je me demande ce qu'il peut bien penser.
Elle a pas dû remarquer que j'étais intéressé par l'électroménager. Si je prends l'appart, tu te taperas tout à déménager. Ca t'apprendra la politesse.
Moi: ok merci, c'est bon pour moi.
Re Elle: D'ailleurs, il y a eu une fuit d'eau sous le toit, elle a été très vite réparée.
Moi: Ha d'accord (c'est dingue la répartie que j'ai).
Je me dit que le toît celà relève de la copropriété non ? Est-ce que celà va se répercuter dans les charges de l'année prochaine ? Je regarderai sur le net. Et puis même si c'est le cas, j'ai vraiment envie de changer.

L'agent distribue ses cartes, tout sourire. On en prend tous.
"Si vous êtes intéressés, recontactez moi demain."

Voilà, je ressors prendre le métro.

En y réfléchissant, ce que j'ai entendu sur la priorio a fait devenir le oui en non. Et puis surtout, je me suis rendu compte que les files d'attente dans les cages d'escaliers n'existent plus...

Sur le retour, je me demande qui va louer cet appart'.

En tout cas, une semaine après l'annonce avait effectivement disparu.

17 août, 2005 19:27  
Blogger Windsurfer said...

Sympa ton post Garfield, c'est vrai que ça me rappelle (forcément) quelque chose ;-) Les Locations, voilà un domaine qui actuellement me donne le plus de fil à retordre (synonyme d'emmerdes et ça rapporte que dalle) En ce moment avec les premiers De Robien qui arrivent à échéance c'est la sécheresse sur les petites surfaces (les étudiants galèrent vraiment)
@micalement,
Wind

17 août, 2005 23:04  
Blogger Agathe said...

Merci pour le (bon) post Garfield.

20 août, 2005 16:11  
Anonymous Thomas said...

Alors ca fait super plaisr de voir quelqu'un racontez une si belle histoire !
Je me sent deja moins seul sur terre ! Je suis nego aussi mais dans une ville beaucoup plus petite que toi ! " Reims "
Si tu savais les conneries que j'entend a longueur de journée sur ta ville ! On pourrai ecrire un roman ! Le pretexte vous serez a moins de 1 heure de chez nous ! Soi disant que vous nous envahissez et que vous les vilains parisiens vous avez le pouvoir de monter les prix !!!!!!

Je te souhaite bon courage pour la suite ! Sache que je suis de tout coeur avec toi ! Continue !!!!!!!!

21 août, 2005 23:43  

Enregistrer un commentaire

<< Home